Hiver au Japon

Hiver au Japon

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La température commence à chuter considérablement et la neige tombe un peu partout au Japon. C’est aussi la saison des sports d’hiver, les stations de ski à Hokkaido et à Nagano étant très appréciées par les touristes étrangers.
En raison des températures peu élevées, c’est la saison idéale pour apprécier les onsens, sources chaudes.
C’est en hiver que nous avons également plus de chance pour voir le Mont Fuji avec la neige au sommet (en été, il n’y a plus de neige au sommet) car en hiver nous avons moins d’humidité et le ciel est dégagé.

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Le Mt Fuji en février

Température

La nuit tombe tôt en hiver au Japon (il n’existe pas d’heure d’hiver au Japon), pour les visites, il vaut mieux commencer tôt car les temples et les jardins ferment à la tombée du soleil.
En décembre, la température moyenne pour la matinée est environ 5 degrés et dans l’après-midi, 11.
En janvier, il peut faire au-dessous de 0 et il peut même geler à Tokyo avec une température moyenne de 4 à 9 degrés.
Et enfin en février, c’est le mois le plus froid avec la neige quelques fois sur la capitale japonaise avec une température moyenne de 3 à 7degrés.

Gastronomie de l’hiver

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Patate douce Grillée

Satsuma Imo, Patate douce (薩摩芋)
Satsuma Imo, littéralement patate douce de Satsuma (ancien nom de Kagoshima) a été introduite au Japon au XVIIe siècle à Satsuma. Et depuis ce temps-là, la préfecture de Kagoshima est la plus grande productrice de Satuma Imo car comme la préfecture se situe tout au sud du Japon et autrefois, on ne pouvait pas produire de riz japonais à cause de la chaleur. Satsuma Imo est aussi utulisée pour faire de l’alcool distillé, Sho-chu, avec entre 36 à 45 degrés d’alcool.
C’est un légume d’hiver et en hiver au supermarché, on voit souvent le stand de Yaki Imo, patate douce grillée.

Yuzu et autres agrumes (柚子)
Le Japon, surtout dans la zone tempérée comme l’île de Shikoku et la préfecture de Wakayama produit beaucoup d’agrumes et nous avons les variétés existant seulement au Japon comme Tankan, Dekopon, Buntan, etc… Et pour certains agrumes, nous utilisons seulement leur peau et leur jus pour la cuisine et la pâtisserie.
Yuzu est maintenant assez connu dans le monde, il est tellement acide que nous ne pouvons pas manger la chair mais son arôme est tellement agréable et nous utilisons le jeu et la peau pour parfumer les plats.
Depuis longtemps, on dit que si on prend un bain dans lequel les fruits de Yuzu flottent le jour de solstice d’hiver, on peut passe l’hiver sans être enrhumé. Cette coutume est toujours pratiquée.

Osechi Ryori (おせち料理)
C’est un ensemble des plats traditionnels du Nouvel An et les plats sont mis dans une boîte Jubako, en bois laqué. La plupart des aliments sont cuits avec de la sauce soja, du saké, du sucre et du mirin (saké sucré).
Osechi Ryori est accompagné de la soupe, appelée O-zoni dans laquelle il y a toujours de la pâte de riz, Mochi. Le goût et les aliments qu’on met dans la soupe dépendent de la région et surtout de la famille. La soupe peut être à la base de miso (pâte de soja fermentée) ou à la base de sauce soja avec du bouillon de poissons.

Onabé
Nabé désigne une casserole en général et si on met le préfixe « O », cela veut dire une forme de cuisine comme la fondue.
Maintenant dans les supermarchés, nous pouvons trouver plusieurs goûts différents de soupe prête à chauffer : à la base de tomate, miso, bouillon de poissons, etc. On verse cette soupe dans une casserole et nous pouvons faire cuire ce que nous voulons légumes, viande, poissons, tofu. C’est un plat convivial qui chauffe le corps.

Grands Festivals d’hiver

Illumination de Noël
Le Japon n’est pas un pays chrétien et le 25 décembre n’est pas un jour férié mais les japonais adorent fêter Noël. C’est donc une fête commerciale où on se réunit avec les amis ou en couple et échange les cadeaux. A partir de mi-novembre, beaucoup d’endroits, rues, parcs, grands magasins, sont décorés de petites ampoules, de sapins de Noël, de père Noël et d’objets de Noël.
A Tokyo, dans le quartier de Marunouchi, l’avenue est illuminée comme l’avenue d’Omotesando.
Maintenant, nous pouvons aussi avoir les marchés de Noël, importés bien sûr de France.

Dernier jour de l’année et Nouvel An
Peut-être le festival le plus important au Japon est Nouvel An. Le 1er janvier est férié et beaucoup d’entreprises sont fermées 3 à 4 jours qui le précède et 2 jours qui le suivent. Alors les japonais se réunissent en famille et fêtent la nouvelle année ensemble.
Le dernier jour de l’année, il y a la coutume de manger les nouilles de sarrasin, Soba : les nouilles de sarrasin peuvent être coupées plus facilement que les autres nouilles, on dit qu’elles peuvent donc « couper et éloigner le mal de l’année ». C’est pour cela que les japonais les mangent avant le Nouvel An (d’autres opinions existent).
Le jour de Nouvel An, ils mangent Osechi Ryori accompagné d’O-zoni et ils boivent du saké. Et les enfants reçoivent de Otoshi-dama, une petite enveloppe avec de l’argent, de la part des adultes.
Après avoir mangé Osechi Ryori, traditionnellement, les japonais vont au temple ou sanctuaire pour prier aux divinités la santé pour la famille.

Seijin-shiki
C’est une cérémonie de la majorité japonaise pour les jeunes de 20 ans. Jusqu’à 1999, la cérémonie se déroulait le 15 janvier mais à partir de 2000, pour avoir plus de week-end de 3 jours, elle se déroule le 2e lundi de janvier et c’est un jour férié. Chaque ville organise une cérémonie pour les nouveaux adultes et souvent les filles se rendent en kimono.
La forme actuelle de cette cérémonie a été décidée en 1946, pas longtemps après la 2e guerre mondiale mais l’histoire de célébrer la majorité est ancienne. Déjà à l’époque Heian (XVIIIe siècle), pour marquer l’entrée dans la vie adulte des garçons entre les âges de 11 et 17 ans (généralement de l’ordre de 12 ans), il existait une cérémonie appelée Genpuku et la cérémonie équivalente aux filles âgées de 12 à 14 ans, Mogi. Mais ces cérémonies étaient réservées aux fils de noble au début est petit à petit, cela a répandu aux classes inférieures.

Festival de neige à Sapporo
En 1950, les collégiens et les lycéens de Sapporo ont créé 6 sculptures en neige dans la rue principale de Sapporo, Odori-Koen : cette animation volontaire a attiré beaucoup de gens. C’est le début du festival de Sapporo. Chaque année, le festival a lieu pendant une semaine au début de février. Nous pouvons y apprécier les sculptures en neige. À la nuit tombée, les sculptures sont illuminées.

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Le monument en neige à Sapporo

Setsubun
C’est une fête qui célèbre l’arrivée du printemps au début de février. Le jour de la fête n’est pas fixe et est décidé selon le calendrier solaire : on fête Setsubun la veille du jour de Risshun, lorsque le Soleil est à la longitude 315° (ce qui a lieu selon les années entre le 3 et 5 février). Le jour de Risshun est considéré comme le début de printemps.
Setsubun désigne littéralement « couper la saison », donc autrefois, il existait 4 fêtes de Setsubun. On dit qu’à chaque changement de la saison, le mauvais esprit était né, donc pour éloigner ce mauvais esprit, plusieurs rituels étaient menés. Et pour éloigner le mauvais esprit, on lançait les haricots de soja sur le visage de démon. Cette coutume était pratiquée depuis longtemps.
Alors pourquoi lancer les haricots au visage de démon? Les japonais croyaient que « les haricots ont une force vitale et des pouvoirs magiques pour éloigner le mal ». Donc en jetant les haricots sur le visage de démon, ils souhaitaient une bonne santé pour l’année en éloignant le mauvais esprit. Et en même temps, ils disent « Oniwa soto (les démons dehors), Fukuwa Uchi (le bonheur dedans) ». Cette coutume est pratiquée depuis XVe siècle.
Il existe une tradition selon laquelle si on mange les nombre d’haricots correspondant à son âge, on sera en meilleure santé et n’attrapera pas de rhume.
De nos jours, les japonais pratiquent seulement la fête au moment de l’arrivée du printemps.

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