Koyasan

Mont Koya ou Koyasan

Mont Koya ou Koyasan

Le Mont Koya ou Koyasan (高野山)est situé dans la préfecture de Wakayama et c’est le point d’arrivée du chemin de pèlerinage de Shikoku. C’est la plus grande cité monastique du Japon, de la branche Shingon du bouddhisme.

Mont Koya ou Koyasan
Le Konpon Daito, la tour principale au Mont Koya

Histoire du Mont Koya

Le Mont Koya est situé à 900m d’altitude et entouré de 8 collines. C’était un endroit non exploité avant que le moine Kukai (空海)y fonde son monastère en 832.

Pourquoi le moine Kukai a choisi cet endroit? Il y a plusieurs raisons qui expliquent le choix de cet endroit.
① Le Bouddha vénéré par l’école Shingon est le Bouddha cosmique (大日如来, Dainichi Nyorai)assis sur une fleur de lotus à 8 pétales. Comme Koya san est entouré de 8 collines, il voyait cet endroit comme le centre d’une fleur de lotus, c’est-à-dire l’endroit assis par le Bouddha cosmique.
② A la fin son voyage d’études en Chine, avant de quitter la Chine, Kukai a lancé le Sankosho (三鈷杵), matériel utilisé pour la prière de l’école Shingon en direction du Japon. Quand il est arrivé au Japon, il voyait un endroit brillé. Il a été guidé par 2 chiens (au fait, c’était les divinités Shinto transformées en chien) et il a réussi à trouver le Sankosho, accroché sur l’arbre pin. Ce dernier existe toujours à Danjo Garan.

En 816, Kukai obtient de l’Empereur de Saga la permission de créer un monastère sur cette montagne. En 832, Kukai y a inauguré un 1er monastère, Kongobuji pour prêcher la doctrine Shingon. Grâce à l’aide de l’empereur qui a favorisé l’expansion de la doctrine Shingon, l’école Shingon s’est répandu rapidement.

Au moment le plus florissant de Koyasan au début du XVIe siècle, on y comptait environ 1500 monastères et 90 000 moines.

A la restauration de Meiji en 1868, quelques parties de Koyasan ont été confisquées par le gouvernement de Meiji et aussi par les incendies, nous avons perdu beaucoup de temples. Il ne reste aujourd’hui que 117 temples. Parmi ces 117 temples, 52 font auberges-monastères, nous pouvons passer la nuit dans l’un des monastères au Mont Koya.

Le moine Kukai(空海) ou Kobo Daishi(弘法大師)

Kukai est né en 774 dans l’île de Shikoku, son nom d’enfance était Mao(真魚). Ses parents mettaient une grande importante en croyance du bouddhisme. Mao étai

Mont Koya ou Koyasan
Statue de Kobo Daishi à Okunoin

t un enfant très intelligent et à l’âge de 15 ans, il est parti à la capitale, Kyoto avec son oncle qui était savant. Il s’est consacré surtout à l’étude d’anciens textes chinois et du confucianisme. Son désir d’aider des personnes qui souffrent devenait de plus en plus grand et à l’âge de 19 ans (en 793), il a décidé de devenir moine. Et à 22 ans, il a reçu le mon de Kukai au temple Todaiji.

Il a étudié plusieurs textes bouddhiques de différentes écoles et il s’est intéressé au Maha Vairochana Sutra, en japonais Dainichi Kyo et s’est consacré à son précepte. Malheureusement, quelques parties de textes étaient écrites en indien ancien et étaient incompréhensible pour lui, Kukai a décidé de partir en Chine pour approfondir sa connaissance de Dainichi Kyo. Il a quitté le Japon le 6 juillet 804 et est arrivé en Chine le 10 août. Pendant 8 mois, il a appris par un grand moine Keika Ajari le bouddhisme ésotérique. 2 ans après, en 806 il est revenu au Japon et a répandu cette nouvelle école au Japon. Et en 8012, il a fondé l’école Shingon, bouddhisme ésotérique mahayana. C’est un bouddhisme ésotérique selon lequel, avec l’aide d’un maître, il est possible au cours d’une de vie de parvenir à l’état de Bouddha, c’est-à-dire à la vérité absolue.

En 832, il a inauguré un 1er monastère de l’école Shingon, Kongobuji au Mont Koya.

Kukai était non seulement un moine intelligent, mais comme il a appris beaucoup de choses en Chine, il s’est consacré sa vie à aider le peuple.  Il a participé aux travaux publics, il a créé une université pour tout le monde et il a écrit beaucoup d’œuvres également.

Kukai est décédé (est entrée dans le samadhi éternel au Mont Koya) en 835 à l’âge de 62 ans et en 891, il a reçu le nom posthume de Kobo Daishi(弘法大師, littéralement Grand maître de la diffusion de la loi).

Kobo Daishi n’est pas mort mais il est entré dans l’état de prière et du Mont Koya, il prie tous les jours pour la Paix.

Le Shukubo(宿坊): auberge-monastère

Nous avons toujours 117 temples au Mont Koya et parmi ces 117, 52 temples font auberge-monastère et les fidèles et les touristes peuvent passer la nuit dans un monastère. Bien sûr, ce n’est pas un hôtel donc les services sont limités mais la plupart de temple nous offrent des belles chambres japonaises. Mais dans la plupart des monastères, les salles de bain et les toilettes sont collectives.

Comme le Mont Koya est assez loin de partout, si vous souhaitez profiter le site, nous vous conseillons de passe au moins une nuit dans l’un des monastères. Vous pouvez également déguster la gastronomie du Mont Koya, le Shojin Ryori, la cuisine végétarienne.

Gastronomie du Mont Koya : Shojin Ryori(精進料理)

La cuisine végétarienne, Shojin Ryori est introduite au Japon au XIIe siècle. Pour le bouddhisme, il y a le précepte du respect de la vie animale, donc les moines (en général) ne mangent pas de poisson ni de viande animale. Pour remplacer la protéine animale, ils mangent beaucoup de tofu, cuit en plusieurs façons différentes.

Le Koya-Dofu(高野豆腐, littéralement le tofu du Mont Koya)est une sorte de tofu inventé au Mont Koya : c’est du tofu séché en conserve fabriqué par congélation et maturation en basse température. Comme le Mont Koya est loin de partout et les moines ne mangent pas de protéine animale, la protéine végétale était importante. C’est pour cette raison que les moins du Mont Koya ont inventé ce Koya-Dofu, le tofu en conserve.

Les sites à ne pas manquer au Mont Koya

Il y a 3 sites majeurs au Mont Koya : le Okuno-in (la nécropole), le Danjo Garan et le Kongo Buji.


Accès

environ 2h30 en train local, en funiculaire et en bus d’Osaka


Carte Régionale

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